Ferrari NV (RACE) a publié des bénéfices au premier trimestre dépassant les estimations des analystes, mais les actions ont chuté après un léger manque à gagner sur les livraisons de véhicules et des inquiétudes géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.
« Avec ces résultats et un carnet de commandes qui s'étend désormais jusqu'à la fin de 2027, nous confirmons nos prévisions pour 2026 », a déclaré le directeur général Benedetto Vigna, soulignant la forte demande de personnalisation qui dope la rentabilité.
Le constructeur italien de voitures de luxe a enregistré une hausse de 3 % de son chiffre d'affaires à 1,85 milliard d'euros, contre un consensus de 1,83 milliard d'euros. Le bénéfice ajusté de 2,33 € par action a également dépassé les attentes. Cependant, les livraisons trimestrielles de 3 436 voitures ont manqué les prévisions de 3 473 unités, une baisse que la société a attribuée à la fois aux transitions stratégiques de modèles et aux perturbations régionales des expéditions.
L'action a glissé d'environ 1 % à la Bourse de Milan, les investisseurs soupesant le manque à gagner sur les livraisons face aux solides résultats financiers. Ce rapport intervient à peine 20 jours avant la première très attendue de la Ferrari Luce, le premier véhicule entièrement électrique de la société, un moment clé pour sa stratégie future.
Ferrari a déclaré avoir compensé l'impact du conflit en Iran en réallouant les livraisons de véhicules vers d'autres régions. L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) de la société a augmenté de 4 % pour atteindre 722 millions d'euros, soutenu par un mix produit plus riche, incluant des modèles à plus forte marge comme le SUV Purosangue et la 12Cilindri.
La demande de personnalisations sur mesure a également contribué à une marge d'EBITDA plus élevée de 39,1 %. Alors que les expéditions de modèles haut de gamme ont augmenté, les livraisons des modèles 296 et Roma Spider ont diminué, conformément à leur cycle de vie produit.
La société a maintenu ses prévisions pour l'ensemble de l'année 2026, projetant des revenus d'environ 7,5 milliards d'euros et un bénéfice par action ajusté de 9,45 €. Ces prévisions solides sont soutenues par un carnet de commandes robuste qui s'étend désormais jusqu'en 2027.
La confirmation des prévisions et le solide carnet de commandes signalent la confiance de la direction dans sa capacité à surmonter les obstacles de livraison à court terme. Les investisseurs vont maintenant se concentrer sur le lancement prochain de la Luce tout électrique, qui sera un test critique pour la capacité de la marque à effectuer sa transition vers le marché des VE.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.