Le président d'Ecopetrol (NYSE : EC), Ricardo Roa, a été formellement inculpé par les procureurs colombiens pour avoir prétendument dépassé les limites de dépenses de 444 000 $ lors de la campagne présidentielle de 2022.
Ecopetrol a confirmé les accusations dans un communiqué, soulignant que cette action « n'altère pas la présomption d'innocence de Roa » et qu'il n'a pas accepté les allégations.
Le bureau du procureur général affirme que les dépenses de campagne ont dépassé les limites légales de 1,66 milliard de pesos (444 000 $), couvrant les frais de transport et de publicité. S'il est reconnu coupable, Roa risque de quatre à huit ans de prison. Les actions d'Ecopetrol ont grimpé de 1,19 % le jour de l'annonce.
Ces accusations introduisent un risque de gouvernance significatif pour la plus grande entreprise de Colombie, car une condamnation pourrait entraîner l'emprisonnement de Roa et son interdiction d'exercer une fonction publique. L'affaire s'ajoute à l'incertitude juridique, Roa faisant également l'objet d'une enquête distincte pour trafic d'influence présumé.
L'enquête se concentre sur le mandat de Roa en tant que directeur de campagne du président Gustavo Petro. En réponse aux accusations formelles, Ecopetrol a nommé Juan Carlos Hurtado, vice-président exécutif des hydrocarbures, pour assurer l'intérim de la direction pendant que Roa est en congé.
Les procédures judiciaires contre son plus haut dirigeant placent Ecopetrol sous une surveillance étroite concernant ses normes de gouvernance. Les investisseurs suivront de près toute nouvelle évolution du bureau du procureur général et le risque que l'instabilité de la direction n'affecte l'orientation stratégique de l'entreprise.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.