Le fonds d'investissement américain Castlelake a confirmé explorer une éventuelle offre sur EasyJet, bien que le transporteur britannique affirme n'avoir reçu aucune approche.
Castlelake, le fonds d'investissement basé à Minneapolis qui a contribué au sauvetage du transporteur scandinave SAS, a indiqué en être au tout début de l'examen d'une éventuelle offre sur EasyJet, valorisant le transporteur britannique low-cost à environ 3 milliards de livres.
"Aucune approche n'a été présentée au conseil d'administration d'EasyJet", a déclaré Castlelake dans un communiqué, ajoutant qu'"il n'y a aucune certitude qu'une offre sera faite, ni quant aux modalités d'une éventuelle offre."
EasyJet a confirmé lundi n'avoir reçu aucune approche de rachat de la part de Castlelake, après que l'investisseur a révélé son intérêt. Le transporteur basé à Luton affiche une capitalisation boursière d'environ 3 milliards de livres (4 milliards de dollars), ce qui en fait l'une des plus grandes compagnies aériennes low-cost d'Europe en valeur de marché, derrière Ryanair.
Une offre réussie ajouterait EasyJet au portefeuille aérien croissant de Castlelake, qui a déployé plus de 5 milliards de dollars dans des compagnies aériennes et des sociétés de crédit-bail depuis 2020. Le fonds a lancé l'année dernière Merit AirFinance, une division de prêt axée sur l'octroi de capitaux d'emprunt pour les avions neufs et d'occasion, et a vendu son unité de crédit-bail Castlelake Aviation à Avolon dans le cadre d'une transaction portant sur plus de 100 appareils.
L'intérêt de Castlelake intervient alors que les transporteurs low-cost européens subissent des pressions sur leurs marges en raison de la hausse des coûts du carburant et des redevances aéroportuaires, faisant de la consolidation un thème récurrent dans le secteur. Le fonds avait auparavant participé au sauvetage de SAS, détenant une participation importante dans le consortium qui a repris la compagnie lors de sa restructuration au titre du Chapter 11.
Les actions EasyJet sont sous la surveillance des investisseurs event-driven qui parient sur des catalyseurs de fusions-acquisitions. Le démenti d'une approche pourrait initialement tempérer les spéculations sur une prime de rachat, bien que l'intérêt déclaré de Castlelake maintienne la possibilité d'une offre formelle. Toute offre nécessiterait des approbations réglementaires dans plusieurs juridictions européennes où EasyJet opère, notamment ses bases principales à Londres Gatwick, Genève et Milan Malpensa.
Ce développement met également les transporteurs concurrents en alerte. Ryanair, la plus grande compagnie aérienne low-cost d'Europe avec une capitalisation boursière d'environ 18 milliards d'euros, et Wizz Air, valorisée à environ 1,5 milliard de livres, pourraient faire face à une dynamique concurrentielle renouvelée si un propriétaire bien capitalisé soutient les plans d'expansion d'EasyJet.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.