Driven Brands Holdings Inc. (NASDAQ : DRVN) fait face à une plainte pour fraude aux valeurs mobilières après avoir révélé des erreurs comptables généralisées qui ont provoqué une chute de près de 40 % de son action.
« Le fait que Driven Brands ne puisse toujours pas déposer son formulaire 10-K et qu'elle soit désormais confrontée à une éventuelle radiation de la cote laisse présager la gravité des défaillances alléguées du contrôle interne », a déclaré Reed Kathrein, associé chez Hagens Berman.
Les plaintes allèguent que Driven Brands a publié des états financiers matériellement faux entre mai 2023 et février 2026. Le 25 février 2026, la société a admis que ses états financiers déposés précédemment contenaient au moins dix types d'erreurs, notamment des revenus surestimés et des soldes de trésorerie non rapprochés, et qu'ils ne devaient plus être considérés comme fiables. La société a par la suite reçu un avertissement de radiation du Nasdaq le 15 avril pour ne pas avoir déposé son rapport annuel à temps.
L'effondrement de l'action a anéanti une valeur actionnariale importante, et plusieurs cabinets d'avocats cherchent maintenant à mener un recours collectif au nom des investisseurs. La date limite pour que les investisseurs demandent le statut de plaignant principal est fixée au 8 mai 2026.
L'entreprise de services automobiles, qui possède des marques telles que Meineke et Maaco, est sous surveillance pour ce qu'elle a décrit comme des « faiblesses matérielles » dans son reporting financier. Les problèmes comptables comprennent des ajustements de location inappropriés, des ajustements de trésorerie et des revenus indûment comptabilisés.
Suite à ses premiers aveux, Driven Brands a annoncé le 26 février qu'elle ne déposerait pas à temps son rapport annuel pour l'exercice clos le 27 décembre 2025. L'examen interne de la société est toujours en cours, et elle prévoit désormais de déposer le rapport d'ici le 15 juin 2026, afin de se conformer aux exigences de cotation du Nasdaq.
Les actions en justice, intentées par des cabinets tels que Bleichmar Fonti & Auld LLP et Berger Montague, accusent la société et ses dirigeants d'avoir déformé l'efficacité des contrôles internes tout en dissimulant les erreurs financières.
Les retards persistants et l'avis de carence du Nasdaq suggèrent que les problèmes de contrôle interne pourraient être plus graves qu'on ne l'avait initialement annoncé. Les investisseurs attendront les retraitements financiers différés pour comprendre l'ampleur réelle des défaillances comptables et leur impact sur la santé financière de l'entreprise. Le prochain catalyseur majeur sera la tentative de la société de déposer son formulaire 10-K avant la date limite du 15 juin.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.