Crédit Agricole S.A. a fait état d'une hausse de 1,8 % de son bénéfice net au premier trimestre, faisant preuve de résilience alors que la forte croissance de la gestion d'actifs et de l'assurance a permis de compenser la chute du trading obligataire et la hausse des provisions pour créances douteuses.
« Malgré les défis, le Groupe a publié des résultats solides et en croissance pour le premier trimestre », a déclaré Olivier Gavalda, Directeur Général de Crédit Agricole S.A., dans un communiqué. « Ces résultats reflètent un développement soutenu dans l'ensemble des métiers. »
Le résultat net part du groupe du prêteur français a atteint 1,68 milliard d'euros, contre 1,65 milliard d'euros à la même période un an plus tôt. Le chiffre d'affaires du trimestre s'est élevé à 6,99 milliards d'euros, en légère progression de 0,9 %. Le coût du risque de la banque a augmenté de 32,2 % à 547 millions d'euros, incluant des provisions liées au conflit au Moyen-Orient.
Les résultats ont été confortés par un vote de confiance de l'actionnaire majoritaire de la banque, SAS Rue La Boétie, qui a annoncé son intention d'acheter jusqu'à 800 millions d'euros d'actions Crédit Agricole S.A. sur le marché. Cette décision devrait apporter un soutien important au cours du titre.
Difficultés de la Banque d'Investissement
La division Banque de Financement et d'Investissement (BFI) a traversé un trimestre difficile dans un contexte de volatilité des marchés. Les revenus de l'unité ont baissé de 4 % par rapport à l'année précédente, pour s'établir à 1,81 milliard d'euros.
Ce recul a été entraîné par une baisse de 9 % des revenus des activités de fixed income, les clients ayant adopté une attitude attentiste. Les activités de financement ont également vu leurs revenus décliner de 6 %. Cette faiblesse a éclipsé les bonnes performances dans les domaines des actions structurées, des fusions-acquisitions et des marchés de capitaux propres, où les revenus ont bondi de 27 %.
La Gestion d'Actifs Brille
Le pôle Gestion d'Actifs du groupe, qui comprend l'assurance, la gestion d'actifs et la gestion de fortune, a été le principal moteur de la croissance. La division a enregistré un bénéfice net de 700 millions d'euros, en hausse de 3,0 % sur un an.
Amundi, la filiale de gestion d'actifs, a enregistré une collecte nette robuste de 32 milliards d'euros, portée par la gestion passive et les stratégies obligataires. Dans l'assurance, la collecte brute sur les produits d'épargne et de retraite a grimpé de 19 % à 12,6 milliards d'euros, avec une collecte nette record de 5,7 milliards d'euros.
La solide performance de la gestion d'actifs souligne les avantages du modèle économique diversifié de Crédit Agricole, qui lui a permis d'absorber les chocs dans sa branche de banque d'investissement, plus sensible aux marchés. Les investisseurs surveilleront la capacité de la banque à gérer la hausse de son coût du risque et la reprise de sa division BFI au cours des prochains trimestres.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.