Les contrats à terme sur le cuivre ont grimpé de plus de 2 % pour s'approcher des 9 500 $ la tonne, effaçant leurs pertes antérieures alors que les craintes d'un conflit élargi au Moyen-Orient s'apaisaient, ramenant l'attention des investisseurs sur les fondamentaux d'une offre tendue.
« Le marché pousse un soupir de soulagement, traitant le cuivre comme une 'matière première de paix' pour le moment », a déclaré une note de Bank of America Global Research vendredi. « L'histoire de fond reste celle d'un déficit structurel, et tout apaisement des tensions géopolitiques permet à ce facteur de redevenir central. »
Les stocks de cuivre du LME ont été rapportés pour la dernière fois à 124 000 tonnes, le niveau le plus bas depuis mars 2024, selon les données de la bourse. Le potentiel de perturbations de l'offre reste un facteur clé, le premier producteur Codelco ayant récemment réduit ses objectifs de production future. Freeport-McMoRan (FCX), l'un des principaux producteurs, a vu son action grimper de 3,5 % en début de séance, dépassant la progression de la matière première. En comparaison, son rival BHP Group était en hausse de 2,8 %.
Le métal rouge n'avait plus été échangé de manière constante au-dessus de 9 500 $ depuis avril 2024. Les investisseurs attendent désormais les données du PMI chinois de la semaine prochaine pour obtenir un signal plus clair sur la demande manufacturière. Une lecture robuste pourrait être le prochain catalyseur pour tester le niveau des 10 000 $ la tonne, une barrière psychologique clé.
Le sentiment d'aversion au risque qui avait profité à l'or a semblé s'estomper partiellement. Les contrats à terme sur l'or du COMEX, qui s'étaient approchés de records historiques, ont terminé en hausse de 0,8 % près de 2 380 $ l'once. Les mineurs d'or comme Newmont (NEM) ont connu une légère hausse de 1,5 %, suggérant que les investisseurs se réorientent vers les actifs liés à l'industrie plutôt que de quitter totalement les matières premières.
Cet article est fourni à titre indicatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.