Close Brothers a choisi de ne pas engager de poursuites judiciaires contre le programme de réparation de la Financial Conduct Authority (FCA) britannique pour les financements automobiles mal vendus, signalant une acceptation de responsabilité qui pourrait coûter au prêteur jusqu'à 200 millions de livres sterling. Cette décision, rapportée par Sky News le 25 avril 2026, lève une incertitude majeure pour la banque tout en la préparant à un impact financier significatif.
Cette initiative intervient après que la FCA a lancé un examen des accords de commission discrétionnaires historiques sur le marché du financement automobile, une enquête qui pourrait affecter une partie importante des grands prêteurs britanniques. « Close Brothers a décidé de ne pas lancer de révision judiciaire de la juridiction de la FCA », a rapporté Sky News, citant des sources.
Bien que les actions de la banque soient sous pression, cette décision apporte de la clarté sur sa stratégie de gestion des demandes d'indemnisation attendues. Le coût total pour l'ensemble du secteur est estimé par les analystes à 13 milliards de livres sterling, d'autres acteurs majeurs comme Lloyds Banking Group et Santander constituant également des provisions pour d'éventuels paiements. Santander a déjà commencé à contacter les clients susceptibles d'être éligibles à une indemnisation.
La décision de Close Brothers sera probablement considérée comme un baromètre pour le reste du secteur du financement automobile au Royaume-Uni. En choisissant de ne pas contester le processus de la FCA, la banque pourrait accélérer le calendrier d'indemnisation dans l'ensemble du secteur, faisant pression sur les autres prêteurs pour qu'ils finalisent leurs propres montants de provisions et commencent la réparation pour les clients. La FCA devrait définir les prochaines étapes du processus de réparation d'ici la fin septembre.
Implications pour l'ensemble du secteur
L'enquête de la FCA cible les commissions discrétionnaires qui étaient une pratique courante avant d'être interdites en 2021. Ces accords permettaient aux concessionnaires automobiles de gonfler les taux d'intérêt pour les clients afin d'augmenter leur propre commission, à l'insu du client. L'examen du régulateur a provoqué des ondes de choc dans le secteur bancaire, les investisseurs tentant d'évaluer la responsabilité potentielle totale.
Lloyds Banking Group, le plus grand fournisseur de financement automobile du Royaume-Uni, a mis de côté une provision de 450 millions de livres sterling, tandis que l'exposition totale du marché reste une question clé pour les investisseurs. Les conclusions de la FCA, attendues plus tard cette année, seront cruciales pour déterminer la facture finale pour les prêteurs britanniques et le niveau d'indemnisation que les clients peuvent espérer.
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