Le taux de chômage urbain enquêté en Chine est tombé à 5,1 % en mai, son plus bas niveau de l'année, les mesures de soutien et l'activité des services ayant aidé à absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.
Le taux de chômage urbain enquêté en Chine est tombé à 5,1 % en mai, son plus bas niveau de l'année, les mesures de soutien et l'activité des services ayant aidé à absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.

Le taux de chômage urbain enquêté en Chine est tombé à 5,1 % en mai contre 5,2 % en avril, a annoncé le Bureau national des statistiques, alors que la deuxième économie mondiale montre des signes de stabilisation après un début d'année lent.
« Le marché du travail est resté globalement stable en mai, le taux de chômage enquêté ayant diminué par rapport au mois précédent », a déclaré le BNS dans son communiqué mensuel.
La moyenne de janvier à mai s'est établie à 5,2 %, selon le bureau. Parmi les résidents locaux inscrits, le chômage était de 5,2 %, tandis que les travailleurs migrants — un indicateur clé de la demande cyclique de main-d'œuvre — ont enregistré un taux inférieur de 4,9 %. Dans 31 grandes villes, le taux de chômage est également tombé à 5,1 % contre 5,2 % en avril. La durée hebdomadaire moyenne du travail pour les personnes employées a atteint 48,2 heures, suggérant une activité soutenue dans les usines et les services.
Cette amélioration intervient alors que Pékin déploie un mélange d'assouplissement monétaire et de dépenses budgétaires pour soutenir la croissance, le Politburo devant maintenir sa position favorable à la croissance. Ces données pourraient réduire la pression sur les décideurs pour qu'ils mettent en œuvre des mesures de relance agressives, bien que des défis structurels persistent dans l'emploi des jeunes et le secteur immobilier.
La lecture de mai marque la deuxième baisse mensuelle consécutive après que le chômage s'est maintenu à 5,3 % en mars. Le niveau de 5,1 % est le plus bas depuis décembre 2025, où le taux s'établissait à 5,0 %, selon les données historiques du BNS. La dernière fois que le taux est tombé sous la barre des 5,0 %, c'était en octobre 2024, lorsqu'il avait atteint 4,9 % avant de remonter alors que l'économie perdait de son élan fin 2024.
L'écart entre le chômage des travailleurs locaux et celui des migrants montre le caractère inégal de la reprise. Les travailleurs migrants, plus exposés à l'industrie manufacturière et à la construction, ont bénéficié d'une reprise des dépenses d'infrastructure et des commandes à l'exportation. Les résidents locaux inscrits sont confrontés à un marché du travail des services plus tendu, où la concurrence pour les postes de cols blancs reste élevée. Cet écart s'est creusé au cours des trois derniers mois, le chômage des migrants ayant baissé de 0,3 point de pourcentage tandis que les taux locaux sont restés stables.
La semaine de travail moyenne de 48,2 heures — supérieure au niveau de 48,0 heures enregistré en avril — indique une demande soutenue de main-d'œuvre dans les secteurs industriel et logistique. Cet indicateur est resté au-dessus de 48 heures pendant la majeure partie de l'année écoulée, reflétant la préférence des employeurs pour la prolongation des heures de travail du personnel existant plutôt que l'embauche de nouveaux employés, dans un contexte de persistance de l'incertitude quant à la demande.
L'indice PMI des services en Chine est resté en territoire d'expansion en mai, selon une enquête du secteur privé, tandis que la production industrielle a progressé à un rythme soutenu. Cette combinaison a contribué à soutenir l'emploi dans le secteur des services, qui représente plus de la moitié du PIB chinois. Le chômage des jeunes reste une question politiquement sensible, le BNS ayant cessé de publier cette mesure spécifique à la mi-2023 après qu'elle a atteint un niveau record.
Ces données interviennent alors que la Banque populaire de Chine maintient une position accommodante pour soutenir la reprise. La banque centrale a réduit ses taux directeurs clés et abaissé les réserves obligatoires des banques au cours de l'année écoulée pour réduire les coûts d'emprunt et stimuler la demande de crédit. Des mesures d'assouplissement supplémentaires restent possibles si la dynamique de croissance faiblit au second semestre.
Pour les investisseurs mondiaux, l'amélioration du tableau de l'emploi renforce l'argument d'une stabilisation de la demande des consommateurs chinois, qui a été en retard par rapport à la reprise industrielle. Un marché du travail plus fort se traduit généralement par une augmentation des dépenses des ménages, ce qui profite à des secteurs allant de la vente au détail à l'immobilier. Cependant, le ralentissement du secteur immobilier continue de peser sur l'emploi dans la construction, et toute amélioration durable nécessitera un regain plus large de la confiance du secteur privé. Les indices de confiance des consommateurs restent inférieurs aux niveaux d'avant la pandémie, ce qui suggère que la transmission de l'emploi aux dépenses pourrait prendre du temps.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.