Le Conseil d'État chinois a approuvé un plan visant à approfondir la stratégie de renforcement de ses zones de libre-échange (ZLE), signalant un nouvel élan pour la libéralisation économique et l'alignement sur les normes commerciales internationales à un moment où les entreprises mondiales réévaluent leurs chaînes d'approvisionnement. Cette mesure, annoncée après une réunion exécutive présidée par le Premier ministre Li Qiang le 17 avril, vise à soutenir la croissance en élargissant l'ouverture institutionnelle de haut niveau.
La réunion a souligné que les ZLE ont servi de terrains d'essai efficaces pour les réformes depuis le lancement de la première à Shanghai en 2013, produisant de nombreuses « réalisations révolutionnaires et de premier plan », selon un communiqué du gouvernement. Face aux nouvelles pressions économiques mondiales, le conseil a déclaré qu'il était nécessaire d'« approfondir la mise en œuvre de la stratégie de renforcement des zones de libre-échange » afin de mieux servir le programme de développement national et de stabiliser l'investissement étranger.
La stratégie de renforcement sera mise en œuvre selon une approche personnalisée « une zone, une politique », créant des plans de réforme sur mesure pour chacune des 22 ZLE de Chine. L'accent sera mis sur le soutien à la ZLE pionnière de Shanghai afin qu'elle s'aligne proactivement sur les accords commerciaux internationaux de haut niveau, tels que l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), auquel la Chine a demandé à adhérer. L'objectif est que Shanghai génère davantage d'expériences reproductibles dans l'ouverture des réglementations, de la gestion et des normes, qui pourront ensuite être déployées à l'échelle nationale.
Ce renforcement stratégique est conçu pour stimuler la confiance des investisseurs et attirer les capitaux étrangers en créant un environnement commercial plus prévisible et fondé sur des règles. L'initiative s'inscrit dans un effort plus large d'amélioration de la gouvernance, le conseil ayant également adopté les « Règlements d'application de la loi sur le réexamen administratif » révisés lors de la même réunion. Cette révision vise à résoudre plus efficacement les litiges administratifs, un point sensible courant pour les entreprises étrangères, renforçant ainsi la crédibilité du gouvernement et sa capacité à gérer l'économie. Cette mesure intervient alors que l'investissement direct étranger en Chine a ralenti, les données officielles montrant une baisse au cours des derniers trimestres.
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