Les investisseurs en quête de rendement dans le secteur bancaire trouvent de meilleures opportunités au nord de la frontière, alors que les actions des banques canadiennes surperforment leurs homologues américaines avec des rendements plus solides et des dividendes plus élevés en 2026. Alors que le S&P 500 est resté stable et que les valeurs financières américaines ont chuté de 7 %, les « cinq grandes » banques du Canada ont toutes affiché des rendements totaux positifs.
La divergence de performance s'explique par le fait que l'économie canadienne, riche en ressources, profite d'une flambée des prix des matières premières. « Alors que la hausse des prix du pétrole pèse sur le budget des consommateurs, l'économie canadienne, axée sur les ressources, a bénéficié de l'envolée des prix des matières premières », a noté l'économiste de Vanguard Adam Schickling dans une note récente. Les actions de l'énergie et des matériaux représentent 36 % de l'ETF iShares MSCI Canada, contre seulement 5 % pour le S&P 500.
Cette surperformance est significative. La Banque Toronto-Dominion est en hausse de 7 % en 2026, la Banque de Montréal a progressé de 11 % et la Banque Canadienne Impériale de Commerce a bondi de 14 %. En revanche, le secteur financier américain affiche un rendement moyen de 1,6 %. Les cinq plus grandes banques du Canada ont toutes généré des rendements totaux supérieurs à 50 % au cours des 12 derniers mois.
Pour les investisseurs, les deux plus grandes banques canadiennes offrent des propositions différentes. La Banque Royale du Canada (RBC), la plus grande banque du pays en termes d'actifs, offre un rendement du dividende de 2,4 % et se négocie à 15 fois les bénéfices prévus pour 2026. Les analystes tablent sur une croissance solide des bénéfices de 10 % à 12 % au cours des deux prochaines années pour la RBC. La Banque Scotia, quant à elle, offre un rendement plus attractif de 4 % et un ratio cours/bénéfice inférieur de 12. Les analystes de Wall Street prévoient une croissance des bénéfices plus forte de 18 % en 2026 pour la Banque Scotia, en partie grâce à son exposition importante à l'Amérique latine, ce qui ajoute également un risque de type marché émergent.
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