Le constructeur chinois de véhicules électriques BYD Co. a annoncé que son bénéfice net avait chuté de 55 % au premier trimestre, alors que sa dette à court terme a atteint un niveau record, signalant une intensification de la pression financière dans un contexte de guerre des prix sur le marché intérieur.
Les résultats, détaillés dans le rapport financier de l'entreprise publié mardi, reflètent le bénéfice trimestriel le plus bas depuis plus de trois ans pour le constructeur basé à Shenzhen, qui a rapidement étendu sa présence mondiale.
Selon le rapport pour le trimestre clos le 31 mars, les emprunts à court terme de BYD ont bondi de 72 % au cours de la période de trois mois pour atteindre 66,3 milliards de yuans (9,7 milliards de dollars). Les effets à payer de la société ont également doublé pour atteindre un record de 48,6 milliards de yuans, renforçant les inquiétudes quant à sa liquidité.
La chute brutale de la rentabilité et l'explosion de la dette sont susceptibles de peser sur l'action de la société, reflétant l'anxiété plus large des investisseurs face à la bataille coûteuse pour les parts de marché sur le plus grand marché automobile du monde.
Les difficultés de BYD contrastent avec celles de certains constructeurs traditionnels, comme General Motors, qui a récemment revu à la hausse ses prévisions annuelles. Cette divergence montre l'immense pression qui pèse sur les entreprises axées sur les véhicules électriques, qui dépendent fortement de l'endettement pour financer une croissance rapide et des stratégies de prix agressives. Le rapport intervient alors que le marché au sens large reste prudent en raison des risques géopolitiques et de résultats d'entreprises mitigés.
Malgré les tensions financières, BYD cherche des moyens de rehausser son image de marque sur la scène mondiale. L'entreprise a confirmé qu'elle évaluait une entrée potentielle en Formule 1, une démarche qui nécessiterait un investissement substantiel mais pourrait offrir une plateforme marketing mondiale de premier plan.
Les derniers chiffres suggèrent que la stratégie de BYD consistant à donner la priorité aux parts de marché sur la rentabilité pourrait être insoutenable sans ajustements. Les investisseurs suivront de près les résultats du deuxième trimestre pour déceler des signes d'amélioration des marges et une approche plus disciplinée de la dette.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.