(P1) Les actions de Boeing Co. (NYSE : BA) ont augmenté de 4,6 % après que le géant de l'aérospatiale a publié des résultats pour le premier trimestre montrant des gains de production cruciaux, alors même que Wall Street se préparait à un retour aux pertes.
(P2) « La levée formelle du plafond de production du 737 MAX par la FAA en mars a été une étape critique, permettant à l'entreprise de viser 47 appareils par mois d'ici l'été », a déclaré un analyste de Wells Fargo dans une note récente initiant la couverture avec une recommandation à « Surpondérer ».
(P3) L'entreprise a fait état de 143 livraisons commerciales au premier trimestre, dépassant les 114 d'Airbus pour la première fois depuis 2019. Le programme 737 MAX a représenté environ 80 % de ces livraisons. Les analystes s'attendaient à une perte de 66 cents par action sur un chiffre d'affaires de 22,0 milliards de dollars pour le trimestre, un revirement par rapport au bénéfice surprise de 9,92 dollars par action du quatrième trimestre.
(P4) La réaction positive de l'action suggère que les investisseurs privilégient la dynamique de production par rapport à la rentabilité à court terme et aux retards de programme. L'attention se porte désormais sur la capacité de Boeing à porter la production de 737 MAX à 53 jets par mois d'ici la fin de l'année sans nouveaux problèmes de qualité, un facteur clé pour la reprise de son flux de trésorerie disponible (FCF).
La montée en puissance de la production sous les projecteurs
La clé de l'histoire du redressement de Boeing réside dans la montée en puissance réussie de sa production de 737 MAX. Après que l'administration fédérale de l'aviation (FAA) a levé le plafond de production en mars, citant des améliorations durables de la qualité, Boeing dispose d'une voie claire pour augmenter sa production. Ces progrès sont cruciaux car le 737 MAX reste la principale vache à lait de l'entreprise. Cependant, les investisseurs restent prudents après que des problèmes de câblage mineurs ont interrompu certaines livraisons en mars, cherchant la confirmation que le contrôle qualité peut suivre le rythme de cadences de production plus élevées.
La division défense de l'entreprise reste également un contributeur important, avec 30 appareils livrés au premier trimestre. Bien qu'il s'agisse d'une augmentation par rapport aux 26 unités de la même période l'an dernier, cela représente une baisse séquentielle par rapport aux 37 unités du trimestre précédent.
Retards du 777X et flux de trésorerie
L'ombre au tableau des gains de production est le retard continu du programme de gros-porteurs 777X. Avec une certification désormais attendue jusqu'en 2026 et des premières livraisons pouvant glisser vers 2027, le programme est un « frein important sur le FCF à court terme », selon Wells Fargo. Bien que les perspectives à long terme du 777X soient prometteuses, les besoins en capitaux à court terme pèsent sur le sentiment des investisseurs. La réaction positive du marché au rapport du premier trimestre indique une volonté de passer outre ces retards pour le moment, pour se concentrer sur les progrès tangibles de la ligne 737 MAX.
Ce rapport intervient alors que le concurrent Northrop Grumman (NYSE : NOC) a affiché une augmentation de 4,4 % de ses ventes au premier trimestre, à 9,88 milliards de dollars, portée par son segment Aeronautics Systems, soulignant le paysage concurrentiel dans le secteur de l'aérospatiale et de la défense.
Les prévisions pour le reste de l'année 2026 seront essentielles pour maintenir la dynamique du titre. Les investisseurs surveilleront la prochaine conférence téléphonique sur les résultats pour connaître les commentaires de la direction sur la trajectoire du flux de trésorerie disponible et toute mise à jour du calendrier du 777X.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.