Bitcoin fait face à deux forks concurrents en août 2026 — le soft fork BIP-110 visant à réduire le gonflement des données et le hard fork eCash qui lance une chaîne séparée — mettant à l'épreuve la capacité du réseau à absorber les désaccords internes.
Bitcoin fait face à deux forks en août 2026 — le BIP-110, un soft fork temporaire pour limiter le gonflement des données, et eCash, un hard fork lançant une chaîne distincte via les Drivechains.
« BIP-110 cible les usages liés aux Ordinals, aux inscriptions et aux tokens de type BRC-20 », selon la description de la proposition. L'objectif déclaré est de recentrer Bitcoin sur sa fonction monétaire en restreignant certains éléments de witness, les sorties scriptPubKey et les versions Taproot non définies.
BIP-110 est conçu comme une mesure temporaire d'une durée d'environ un an. Les niveaux de signalement des mineurs restent faibles, réduisant les chances d'une activation en douceur. eCash, dirigé par Paul Sztorc, est programmé autour du bloc 964 000, probablement le 21 août. Les détenteurs de BTC recevraient un solde équivalent sur la nouvelle chaîne via un outil de séparation des pièces conçu pour éviter toute confusion d'actifs.
Les deux forks représentent des approches fondamentalement différentes de l'avenir de Bitcoin. BIP-110 cherche à resserrer les règles de l'intérieur par le consensus, tandis qu'eCash crée une toute nouvelle chaîne. Le résultat mettra à l'épreuve la capacité de coordination sociale de Bitcoin entre mineurs, développeurs et détenteurs à absorber les désaccords sans fracturer la base économique du réseau.
Les limites de données de BIP-110
La proposition cible les Ordinals, les inscriptions et les tokens BRC-20 — des constructions qui intègrent des données non financières dans les transactions Bitcoin. BIP-110 restreindrait certains éléments de witness, les sorties scriptPubKey et les versions Taproot non définies. Les partisans soutiennent que cela recentre Bitcoin sur sa fonction monétaire ; les critiques estiment qu'un bloc payé par les frais doit rester neutre. La durée temporaire d'un an n'a pas apaisé les inquiétudes concernant l'intégration de filtres de contenu dans le consensus.
eCash et le modèle Drivechain
eCash, dirigé par Paul Sztorc, repose sur le BIP-300 et le BIP-301, des mécanismes qui permettraient de connecter plusieurs sidechains à un modèle proche de celui de Bitcoin. Les usages ciblés vont de la confidentialité aux marchés spécialisés en passant par des expériences financières. Le projet est déjà source de division : certains y voient un moyen de tester des fonctions impossibles à intégrer dans Bitcoin Core, tandis que d'autres mettent en garde contre la fragmentation et des choix économiques controversés autour des anciens UTXO.
Pour les détenteurs, les forks ont des implications différentes. BIP-110 ne crée aucun nouvel actif à réclamer si l'activation suit le scénario classique d'un soft fork. eCash oblige les utilisateurs en self-custody à attendre des outils fiables et une protection contre les rejeux avant de tenter une réclamation. Les bourses et les dépositaires d'ETF pourraient ne pas créditer le nouvel actif, laissant aux détenteurs en self-custody plus de contrôle, mais aussi plus de responsabilité.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.