Le Bitcoin (BTC) a chuté de plus de 4 % tôt lundi, tombant sous la barre des 59 000 dollars après que l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars a rapporté que sa marine avait frappé un navire de guerre américain dans le détroit d'Ormuz. Le marché des actifs numériques a réagi promptement à ces informations, qu'un haut responsable américain a démenties par la suite.
« Deux missiles ont frappé le navire de guerre près du port de Jask », a rapporté l'agence de presse Fars, mais un haut responsable américain a immédiatement nié l'information, selon le journaliste d'Axios Barak Ravid. Les rapports contradictoires ont alimenté une poussée de la volatilité du marché, soulignant la sensibilité des cryptomonnaies aux escalades géopolitiques au Moyen-Orient.
L'incident présumé survient juste au moment où les États-Unis lancent le « Projet Liberté », une opération navale majeure impliquant 15 000 membres du personnel, des destroyers lance-missiles et plus de 100 aéronefs. L'objectif déclaré de la mission est de fournir une aide humanitaire et d'escorter des centaines de navires commerciaux bloqués dans le golfe Persique depuis plus de deux mois en raison du conflit en cours. Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis « guideraient leurs navires en toute sécurité hors de ces voies navigables restreintes ».
Cette escalade met en péril le fragile cessez-le-feu de trois semaines entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Les responsables iraniens avaient averti que toute intervention militaire américaine dans le détroit serait considérée comme une violation du cessez-le-feu. Le blocus de facto a déjà perturbé le commerce mondial, coupant près d'un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz et contribuant à une hausse de 50 % des prix du pétrole. Pour le Bitcoin, perçu comme un actif risqué, une telle incertitude géopolitique déclenche souvent une fuite vers des actifs plus sûrs, pesant sur son prix.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.