Le vote de grève dans une importante installation australienne de gaz naturel liquéfié (GNL) doit se terminer vendredi, menaçant de perturber 9,3 millions de tonnes métriques d'approvisionnement annuel et d'accentuer la pression sur un marché mondial déjà ébranlé par la guerre en Iran. L'issue du scrutin à l'installation Ichthys d'Inpex Corp. pourrait avoir des conséquences importantes pour le Japon, principal acheteur, alors qu'il aborde un été de forte demande énergétique.
« L'accord ne respecte pas les normes de référence de l'industrie en matière de salaires et de conditions auxquelles nos membres ont droit », a déclaré précédemment un représentant de l'Offshore Alliance, qui représente 95 % de la main-d'œuvre, signalant que ses membres voteraient contre l'offre de l'entreprise.
Ce vote fait suite au rejet d'un accord salarial proposé par Inpex la semaine dernière. Une action syndicale similaire menée par l'Offshore Alliance à l'installation Wheatstone de Chevron en 2023 avait resserré l'offre mondiale de GNL et fait grimper les prix, créant un précédent quant à l'impact potentiel sur le marché.
Un vote favorable à une action syndicale pourrait aggraver la pénurie mondiale d'approvisionnement énergétique, alors que plus de 20 % de l'offre mondiale de GNL est déjà limitée par la fermeture du détroit d'Ormuz. Pour le Japon, premier client de l'Australie pour le GNL, une grève pourrait déclencher une crise d'approvisionnement pendant sa saison de pointe estivale.
Le différend à l'usine d'Ichthys porte sur une nouvelle convention d'emploi que l'Offshore Alliance, un partenariat entre le Syndicat maritime d'Australie et le Syndicat des travailleurs australiens, juge insuffisante. La densité syndicale écrasante sur le site, avec environ 430 membres, donne un poids considérable au résultat du scrutin. La Fair Work Commission australienne a approuvé le vote de grève protégé au début du mois d'avril, donnant au syndicat une base juridique pour le vote.
Cette perturbation potentielle survient à un moment précaire pour la sécurité énergétique mondiale. La guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, retirant un cinquième de l'offre mondiale de GNL du marché, selon une analyse récente de Reuters. Cela a rendu vulnérables les grands importateurs d'énergie comme le Japon. Les services publics japonais surveillent de près le vote d'Ichthys, car une grève les obligerait à chercher des approvisionnements alternatifs sur un marché spot déjà coûteux et volatil.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.