Le co-fondateur de BitMEX, Arthur Hayes, prévoit que la Réserve fédérale américaine sera contrainte de relancer ses planches à billets, créant ainsi un vent favorable pour les crypto-actifs. Cette thèse, présentée lors d'un récent dialogue, souligne un tableau macroéconomique complexe où la déflation tirée par l'IA et l'inflation menée par l'énergie créent des pressions contradictoires qui acculent la banque centrale à augmenter la masse monétaire.
« La Fed sera obligée d'imprimer de l'argent pour contrer les doubles pressions de la déflation tirée par l'IA et de l'inflation simultanée tirée par l'énergie », a déclaré Hayes. Il soutient qu'à mesure que l'intelligence artificielle automatise les tâches et fait baisser le coût de la main-d'œuvre, une force déflationniste émergera. Cependant, cela se produira parallèlement à une inflation persistante dans le secteur de l'énergie, créant un dilemme politique.
Selon le cadre de Hayes, la Fed ne peut pas lutter efficacement sur les deux fronts avec les outils traditionnels. À 15h00 UTC, le Bitcoin (BTC) s'échangeait à 68 459 $, en hausse de 0,37 % au cours des dernières 24 heures sur un volume de transactions de plus de 30 milliards de dollars, selon les données de CoinGecko. La thèse de Hayes suggère que de tels actifs sont prêts à bénéficier de l'augmentation anticipée de la liquidité du marché qui résulterait d'un nouvel assouplissement quantitatif.
Le cœur de l'argument est que cet environnement pourrait déclencher une vague d'achats spéculatifs sur des actifs comme le Bitcoin, considérés comme une protection contre la dépréciation monétaire. Si la thèse gagne du terrain, les investisseurs pourraient de plus en plus déplacer leurs capitaux vers des actifs tangibles et des monnaies numériques résistantes à l'inflation, les considérant comme une réserve de valeur pendant que le bilan de la banque centrale s'étend.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.