Arm Holdings plc (NASDAQ : ARM) fait l'objet d'une enquête pour fraude aux valeurs mobilières de la part de plusieurs cabinets d'avocats après que le cours de son action a chuté de 8,5 % à la suite de l'annonce d'une enquête antitrust fédérale.
« Le cabinet d'avocats Frank R. Cruz annonce une enquête sur Arm Holdings plc au nom des investisseurs concernant d'éventuelles violations par la société des lois fédérales sur les valeurs mobilières », a déclaré le cabinet dans un communiqué publié le 18 mai. Le cabinet Howard G. Smith a annoncé une enquête similaire.
Ces enquêtes ont été déclenchées par un rapport de Bloomberg du 15 mai indiquant que la Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis cherche à savoir si Arm tente de monopoliser illégalement certaines parties du marché des semi-conducteurs. Le jour de la publication du rapport, le cours de l'action d'Arm a chuté de 19,34 $ pour clôturer à 209,16 $ par action.
Les procédures judiciaires ajoutent une nouvelle couche de risque pour les investisseurs, menaçant de litiges potentiels et de sanctions financières en plus de la surveillance réglementaire en cours. Les cabinets d'avocats recherchent actuellement des investisseurs ayant subi des pertes pour mener éventuellement une action collective.
Le cœur du problème réside dans l'allégation selon laquelle Arm se serait livrée à des comportements anticoncurrentiels, une affirmation qui a attiré l'attention des régulateurs fédéraux et, désormais, des cabinets d'avocats spécialisés dans les droits des actionnaires. Ces cabinets, dont Howard G. Smith et Frank R. Cruz, sont spécialisés dans la récupération des pertes pour les investisseurs lésés par des fraudes aux valeurs mobilières.
La baisse de 8,5 % en une seule journée de l'action d'Arm représente une perte importante de valeur boursière, impactant directement les actionnaires. Les enquêtes des cabinets d'avocats sont une étape préliminaire au dépôt d'une action collective, qui viserait à recouvrer ces dommages au nom de tous les actionnaires concernés.
Ce développement place Arm, un acteur clé de l'industrie des semi-conducteurs, sous pression sur plusieurs fronts. Elle doit faire face à une enquête potentiellement longue et coûteuse de la FTC, ainsi qu'à la menace immédiate d'une action en justice de la part de ses propres investisseurs. La société n'a pas encore répondu publiquement aux annonces des cabinets d'avocats.
L'issue de l'enquête pourrait avoir des conséquences importantes sur les pratiques commerciales d'Arm et sa position sur le marché concurrentiel des semi-conducteurs, où ses conceptions de puces sont utilisées par une vaste majorité de fabricants de smartphones, dont Apple Inc. et Samsung Electronics Co.
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