Ares Capital Corporation (ARCC), la plus grande société de développement commercial cotée en bourse, a fait état d'une hausse de 6 % de son revenu net de placement au premier trimestre, aidée par un gain comptable hors trésorerie provenant de reversements de commissions après avoir déprécié la valeur de certains prêts.
« L'année commence en force », a déclaré le chef de la direction Kort Schnabel lors de la conférence téléphonique sur les résultats de la société, notant que les niveaux de capital sains du fonds le positionneront pour bénéficier du retrait d'autres prêteurs. Ares dispose d'environ 6 milliards de dollars de liquidités disponibles, ce qui constitue un avantage significatif dans l'environnement actuel.
Pour le trimestre clos le 31 mars, le fonds a déclaré un revenu net de placement de 398 millions de dollars, soit 55 cents par action. Cela se compare à 52 cents au quatrième trimestre et à 50 cents à la même période l'an dernier. Le résultat a été dopé par un reversement de 61 millions de dollars de commissions d'incitation précédemment attribuées au conseiller externe du fonds, Ares Management. Sans ce gain, le revenu net de placement a diminué d'un trimestre à l'autre.
Les actions d'Ares Capital ont augmenté de 1,7 % à 18,82 dollars lors de la séance de mardi, tandis que les actions d'Ares Management ont progressé de 0,75 %. Le fonds a maintenu son dividende trimestriel de 48 cents par action, qui, selon lui, sera couvert par les revenus de placement et les gains en capital.
Le gain comptable a fait suite à une dépréciation de 1,8 % de la valeur liquidative du portefeuille pour le trimestre, à 19,59 dollars par action. La dévaluation a été entraînée par des dépréciations sur certains de ses prêts à des sociétés de logiciels, alors que les marchés financiers réévaluent les valorisations dans le secteur.
Les dirigeants d'Ares ont déclaré qu'ils restaient confiants dans le portefeuille de logiciels du fonds. Un examen externe a conclu que seulement 1 % de ses investissements dans les logiciels présentent un risque élevé de perturbation par l'intelligence artificielle, et 14 % un risque modéré nécessitant une adaptation.
Les résultats montrent que l'entreprise navigue dans un marché complexe où les primes de risque se sont élargies. Le gain hors trésorerie souligne l'impact des évaluations de portefeuille sur les bénéfices publiés, un facteur que les investisseurs surveilleront de près. Le prochain catalyseur sera le rapport sur les résultats du deuxième trimestre de la société en juillet pour des mises à jour sur la qualité du portefeuille et l'activité de prêt.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.