Points clés :
- L'AMF a révoqué l'enregistrement PSAN d'AUTOMATA France à compter du 30 juin
- La société a fourni des services de crowdfunding sans autorisation requise
- AUTOMATA doit restituer le contrôle des actifs numériques à ses clients
Points clés :

L'AMF française a révoqué l'enregistrement de fournisseur de services sur actifs numériques d'AUTOMATA France SAS le 30 juin, la société ayant exploité des services de crowdfunding non autorisés via sa plateforme Vancelian.com.
« La société a exercé des activités de crowdfunding sans obtenir l'autorisation nécessaire, et sa direction ainsi que ses principaux actionnaires ne répondaient pas aux exigences d'intégrité et de compétence », a indiqué l'Autorité des Marchés Financiers dans son avis de sanction.
AUTOMATA France, qui opérait sous un enregistrement PSAN, doit désormais cesser toutes les opérations liées et ne peut effectuer que les actions nécessaires à sa liquidation. Le régulateur a ordonné à la société de restituer rapidement le contrôle des actifs numériques à ses clients et a indiqué qu'il surveillerait en continu le processus de sortie d'activité.
Cette révocation constitue l'une des premières mesures d'exécution prises dans le cadre du régime PSAN français à l'encontre d'une société enregistrée pour avoir mené des activités de crowdfunding non autorisées. Elle signale que l'AMF surveille activement la conformité des entités enregistrées au-delà du périmètre déclaré de leur licence, un développement qui pourrait inciter d'autres sociétés crypto françaises à auditer leurs offres de produits par rapport aux limites réglementaires.
L'action de l'AMF contre AUTOMATA France intervient alors que les régulateurs européens renforcent la surveillance des sociétés d'actifs numériques dans le cadre du règlement MiCA, entré pleinement en vigueur dans toute l'Union européenne en 2025. Le régime PSAN français, qui préexistait à MiCA, exige que les sociétés enregistrées obtiennent des approbations distinctes pour différentes activités financières — une exigence qu'AUTOMATA France aurait violée en proposant des services de crowdfunding sans l'autorisation requise.
Cette affaire met en lumière la complexité réglementaire croissante pour les sociétés crypto opérant en Europe. Si MiCA offre un cadre de licence unifié pour les services liés aux crypto-actifs dans toute l'UE, les régulateurs nationaux comme l'AMF conservent leur autorité sur les activités qui échappent au champ d'application de MiCA, comme le crowdfunding. Les sociétés proposant plusieurs services financiers doivent naviguer entre des régimes réglementaires qui se chevauchent, chacun avec ses propres exigences d'autorisation.
Pour les clients d'AUTOMATA France, la priorité immédiate est la restitution de leurs actifs numériques. La surveillance par l'AMF du processus de liquidation suggère que le régulateur cherche à éviter le type de pertes subies par les clients lors d'autres effondrements de plateformes crypto. Pour le secteur, la leçon plus large est que les régulateurs sont de plus en plus disposés à révoquer les enregistrements en cas de manquements à la conformité, et pas seulement en cas de fraude ou d'insolvabilité.
Aucune réaction du secteur à cette mesure d'exécution n'était disponible dans l'immédiat.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.