L'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) et huit fabricants de véhicules à énergies nouvelles (NEV) ont publiquement démenti les rumeurs circulant largement sur Internet selon lesquelles ils auraient été convoqués et feraient l'objet d'une enquête de la part des régulateurs pour avoir limité à distance les performances des batteries, une pratique connue sous le nom de « bridage de puissance » (power locking).
« Les rumeurs en ligne affirmant que huit constructeurs de NEV ont été convoqués pour des problèmes de bridage et que trois constructeurs ont été officiellement placés sous enquête ne proviennent pas de sources officielles et sont gravement incohérentes avec les faits », a déclaré un responsable de la CAAM.
Les entreprises réfutant ces affirmations incluent XPeng-W (09868.HK), BYD Company (01211.HK), NIO-SW (09866.HK) et Li Auto-W (02015.HK), toutes cotées à Hong Kong, ainsi que Tesla (TSLA.US), coté aux États-Unis, et les constructeurs non cotés GAC Aion, Zeekr et AITO. Le bureau de lutte contre la fraude de BYD a déclaré avoir recueilli des preuves et engagera des poursuites judiciaires. De même, les départements juridiques de XPeng et de GAC Aion ont annoncé leur intention de poursuivre ceux qui propagent ces rumeurs pour atteinte à la réputation de leur marque.
Ces démentis coordonnés et fermes sont une tentative directe de restaurer la confiance des investisseurs et de contrer ce que les entreprises décrivent comme une désinformation malveillante. Cette initiative vise à prévenir une éventuelle liquidation des actions du secteur NEV en séparant une rumeur spécifique fausse d'une controverse plus large et persistante : selon les données de CCTV de mars 2026, les plaintes des consommateurs concernant les mises à jour à distance (OTA) non divulguées réduisant les performances ont bondi de 273 % sur un an.
La question sous-jacente du « bridage des batteries » est un sujet sensible pour l'industrie. Cette pratique consiste pour les constructeurs à utiliser des mises à jour logicielles OTA pour modifier le système de gestion de la batterie, restreignant souvent la capacité de charge ou la puissance sans le consentement explicite du propriétaire. Si les constructeurs présentent souvent ces mises à jour comme nécessaires à la sécurité et à la longévité de la batterie, les experts juridiques et les groupes de consommateurs soutiennent qu'elles portent atteinte aux droits des consommateurs et peuvent être un moyen pour les entreprises de réduire les coûts de garantie, transférant ainsi les coûts de dépréciation aux propriétaires. Le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information (MIIT) aurait déjà enquêté sur cette pratique et aurait convoqué des constructeurs à ce sujet par le passé.
Cet article est publié à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.