Un article d'opinion d'un ancien conseiller aux deux transitions présidentielles de Trump soutient que les menaces contre l'infrastructure d'une nation ne constituent pas des crimes de guerre, citant une longue histoire de pratiques militaires acceptées qui conteste les critiques récentes de la rhétorique présidentielle concernant l'Iran. L'analyse, fondée sur des précédents historiques, suggère une distinction claire dans le droit international entre la menace de destruction et le ciblage délibéré de civils.
« Leur pertinence est discutable, mais en tant que question de précédent historique et de droit, ce ne sont pas des crimes de guerre », a écrit Thomas Beck, auteur de « Constitutional Separation of Powers: Cases & Commentary », dans le Wall Street Journal.
L'argument repose sur plusieurs événements historiques clés où les attaques contre les infrastructures étaient généralisées. La déclaration de Potsdam en juillet 1945 a averti le Japon d'une « destruction rapide et totale », une menace concrétisée par les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki. Les tribunaux d'après-guerre ont poursuivi le génocide et les mauvais traitements infligés aux prisonniers, mais n'ont pas établi de règle contre la destruction des infrastructures à usage civil. Ce précédent a été renforcé pendant la guerre de Corée, où une campagne de bombardements massive des États-Unis a dévasté les villes nord-coréennes, et de nouveau lors de la guerre du Golfe de 1991 et de la campagne du Kosovo en 1999, où les forces de la coalition ont ciblé des actifs tels que les réseaux électriques et les ponts qui étaient étroitement liés à la vie civile.
L'enjeu est le cadre juridique régissant la guerre moderne, en particulier dans les affrontements impliquant des points de passage économiques critiques. Le détroit d'Ormuz, sujet de ces menaces controversées, gère plus de 20 % du commerce quotidien mondial de pétrole, et tout conflit à cet endroit comporte un potentiel significatif de volatilité des prix mondiaux de l'énergie. L'interprétation juridique constante a été que l'infrastructure contribuant à la capacité de combat d'un adversaire est une cible légitime, une définition qui a historiquement inclus tout, des réseaux de transport aux centrales électriques.
Cette interprétation juridique a persisté tout au long de la guerre froide, où la stratégie de destruction mutuelle assurée menaçait explicitement l'anéantissement de villes entières et de l'infrastructure soutenant des millions de non-combattants. Ces préparatifs n'étaient pas traités comme criminels mais étaient acceptés comme une partie centrale de l'équilibre stratégique. L'article note que si la rhétorique du président Trump s'inscrit dans cette tradition de communication en temps de guerre, son application dans le climat géopolitique actuel reste un sujet de débat intense, même si elle ne franchit pas le seuil légal d'un crime de guerre.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.