Polymarket retire les paris nucléaires attirant 1,7 million de dollars de mises
La plateforme de marché de prédiction Polymarket a retiré ses contrats controversés et de longue date qui permettaient aux utilisateurs de parier sur la détonation d'une arme nucléaire. Cette action, entreprise aux alentours du 3 mars 2026, répond à une vague de critiques publiques et à un examen accru du potentiel de profit pour les initiés ayant une connaissance préalable des actions militaires, en particulier lors du récent conflit avec l'Iran.
Ces marchés ont attiré une activité de trading significative. Un seul contrat demandant si une arme nucléaire détonerait avant juin 2025 a enregistré un volume de plus de 1,7 million de dollars et, à un moment donné, s'est négocié à des niveaux impliquant une probabilité de 12 %. Une version antérieure expirant en 2023 a vu près de 700 000 dollars de mises et a évalué le risque à 19 %.
Le retrait précède une surveillance plus stricte de la CFTC
La décision de la plateforme de s'autocensurer sur ces marchés intervient alors que les régulateurs américains signalent une position plus ferme. En 2024, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a proposé des règles qui interdiraient explicitement aux bourses réglementées de coter des contrats événementiels liés à la guerre, au terrorisme, aux assassinats ou à d'autres activités jugées contraires à l'intérêt public. Le retrait des marchés nucléaires par Polymarket semble être une mesure préventive pour s'aligner sur ce cadre réglementaire en attente.
La controverse s'est intensifiée après des rapports selon lesquels un trader aurait gagné plus de 400 000 dollars en spéculant sur l'éviction du leader vénézuélien Nicolás Maduro peu avant une opération américaine, alimentant les craintes que de telles plateformes puissent être exploitées. Le président de la CFTC, Mike Selig, a déclaré que la commission prévoyait de publier des directives plus claires sur les marchés de prédiction, signalant que l'ère de la spéculation non réglementée sur les crises géopolitiques pourrait toucher à sa fin.