Crypto.com réduit 12 % de ses effectifs dans un pivot agressif vers l'IA
Crypto.com procède à la suppression d'environ 180 emplois, soit 12 % de sa main-d'œuvre mondiale de 1 500 personnes, dans une démarche stratégique visant à intégrer l'intelligence artificielle dans l'ensemble de ses opérations. Le PDG Kris Marszalek a annoncé ces licenciements ciblés sur la plateforme X, présentant cette décision comme une étape nécessaire pour maintenir un avantage concurrentiel.
Les entreprises qui avancent lentement seront laissées pour compte. Les entreprises qui agissent immédiatement et associent les meilleurs outils d'IA aux meilleurs performeurs atteindront un niveau d'échelle et de précision auparavant impossible.
— Kris Marszalek, PDG de Crypto.com.
La restructuration suit l'acquisition du domaine à 70 millions de dollars et la tendance du secteur
Cette réduction d'effectifs est la troisième pour l'échange ces dernières années, après une coupe significative de 20 % en 2023. Le virage vers l'automatisation a été signalé en février lorsque la société a dépensé 70 millions de dollars pour acquérir le domaine ai.com. Cette initiative aligne Crypto.com sur une tendance sectorielle plus large, où les entreprises technologiques se restructurent pour capitaliser sur les gains de productivité générés par l'IA. Des actions similaires ont été entreprises par des concurrents, notamment Block, qui a réduit ses effectifs de 40 %, et OKX, qui a récemment restructuré son activité institutionnelle.
L'échange équilibre les suppressions d'emplois et l'expansion aux États-Unis
Alors que les licenciements récurrents pourraient suggérer des pressions opérationnelles, Crypto.com poursuit simultanément des initiatives de croissance majeures. L'échange basé à Singapour, qui a déclaré 100 millions de comptes enregistrés et 750 milliards de dollars de volume de transactions en 2025, a récemment obtenu une approbation conditionnelle de l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) des États-Unis. Cette approbation lui permet d'établir une banque fiduciaire nationale réglementée par le gouvernement fédéral, une étape clé pour étendre ses services de garde aux clients institutionnels aux États-Unis et signalant une orientation stratégique à long terme vers les marchés réglementés.