Coin Center fait pression sur le Sénat pour un refuge juridique pour les développeurs
Le groupe de défense des cryptomonnaies Coin Center a envoyé une lettre officielle au Comité bancaire du Sénat américain, l'exhortant à faire avancer la loi sur la certitude réglementaire de la blockchain (BRCA). Cette proposition législative, introduite dans une nouvelle version le mois dernier par les sénateurs Cynthia Lummis et Ron Wyden, vise à fournir un refuge juridique aux développeurs de logiciels et aux fournisseurs d'infrastructures qui n'ont pas le contrôle des fonds des utilisateurs. Dans la lettre, Jason Somensatto, directeur des politiques de Coin Center, a fait valoir que l'innovation blockchain ne peut prospérer sous la menace constante de poursuites. Il a établi un parallèle avec les normes internet existantes, déclarant que les services d'hébergement cloud et les développeurs de navigateurs ne sont pas tenus responsables lorsque des criminels abusent de leurs outils.
Le même principe doit s'appliquer aux développeurs de blockchain.
— Jason Somensatto, Directeur des politiques, Coin Center.
La législation vise à éviter la répétition des condamnations de développeurs de 2025
La pression pour une clarté juridique fait suite à plusieurs condamnations très médiatisées en 2025 qui ont alarmé la communauté des développeurs. Le développeur de Tornado Cash, Roman Storm, et les fondateurs de Samourai Wallet, Keonne Rodriguez et Will Lonergan Hill, ont tous été reconnus coupables de complot en vue d'exploiter une entreprise de transfert de fonds sans licence. Ces affaires ont créé un précédent que la BRCA vise à résoudre directement en distinguant la construction d'outils open source de l'exploitation active d'un service financier.
La loi clarifie que les individus ou entités qui publient ou distribuent uniquement des logiciels ne sont pas des émetteurs de monnaie en vertu de la loi fédérale. Selon Coin Center, l'incapacité à promulguer ces protections affaiblirait la position des États-Unis dans l'espace des actifs numériques, créant une incertitude juridique qui pourrait dissuader les développeurs bien intentionnés d'opérer dans le pays et pousser l'innovation critique à l'étranger.