Le Bitcoin rebondit au-delà des niveaux d'avant la frappe après une chute initiale
Le prix du Bitcoin a réalisé un net rebond en forme de V ce week-end, fonctionnant comme un baromètre en temps réel du sentiment de risque mondial après qu'une frappe aérienne israélienne du 28 février aurait tué le Guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei. L'actif numérique, l'un des rares marchés ouverts 24h/24 et 7j/7, a initialement chuté à l'annonce de la nouvelle mais a rapidement inversé ses pertes.
Alors que les rapports officiels semblaient confirmer les pertes de haut niveau, le prix du Bitcoin non seulement s'est redressé, mais a dépassé les niveaux observés avant l'escalade du conflit. Ce puissant rebond est interprété par les stratèges de marché comme un signal positif, indiquant que l'appétit pour le risque des investisseurs se montre résilient face à ce développement géopolitique significatif.
L'actif agit comme baromètre géopolitique pour la troisième fois
Cet événement marque la troisième fois ces dernières années que le Bitcoin sert d'indicateur en direct du sentiment du marché lors d'un conflit majeur de fin de semaine au Moyen-Orient. Selon Peter Tchir, stratège chez Academy Securities, la réaction initiale du Bitcoin a historiquement été une forte baisse, comme on l'a vu lors des conflits du 13 avril 2024 et du 21-22 juin 2025.
La différence cruciale dans ce dernier incident réside dans la rapidité et la force de la reprise. Tchir note que la capacité de l'actif à se redresser complètement et à progresser signale un changement distinct dans la psychologie du marché. Il considère l'action des prix comme un signal clair de « risk-on », suggérant que les investisseurs regardent au-delà du choc immédiat.
La hausse de 12 dollars du pétrole tient déjà compte du risque géopolitique
Le potentiel d'une flambée des prix de l'énergie reste une variable clé pour l'économie mondiale. Cependant, le marché pétrolier semble avoir déjà intégré une prime de risque substantielle. Les prix du Brent sont passés d'environ 60 dollars le baril à la fin de l'année dernière à 72 dollars le baril vendredi dernier, en partie en prévision des tensions régionales.
Les stratèges estiment que cette tarification préventive amortira l'impact immédiat sur les marchés pétroliers. Tchir a déclaré qu'en l'absence de signes actuels de perturbation des routes maritimes clés comme le détroit d'Ormuz et avec d'amples réserves mondiales de pétrole brut, une flambée catastrophique des prix est peu probable. Il anticipe que le Brent pourrait tester le niveau de 80 dollars le baril mais ne prévoit pas de perturbation majeure, soutenant une perspective optimiste pour l'ouverture du marché lundi.