Les craintes géopolitiques s'apaisent, entraînant une hausse de 5% du Bitcoin
Le prix du Bitcoin a fortement grimpé le 23 mars, passant de 68 500 $ à un pic de 71 801 $ en moins d'une heure alors que les tensions géopolitiques s'apaisaient. Le catalyseur a été une annonce soudaine du président américain Trump indiquant que les frappes militaires prévues contre l'Iran seraient reportées de cinq jours. Cette désescalade a inversé l'anxiété du marché qui avait fait chuter le Bitcoin de 76 000 $ à moins de 69 000 $ au cours des cinq jours précédents.
Le rallye de soulagement du marché s'est étendu au-delà de la crypto. Les prix du pétrole brut WTI ont chuté de 11% et ceux du Brent de 8%, déclenchant plus de 62 millions de dollars de liquidations sur les contrats à terme tokenisés. Le sentiment de prise de risque a également stimulé les actions liées à la cryptographie, avec la société détentrice de Bitcoin Strategy (MSTR) gagnant plus de 3% et la bourse Coinbase (COIN) augmentant d'environ 2%.
Les indicateurs techniques signalent la prudence malgré la reprise à 71 000 $
Bien que le rebond ait apporté un soulagement à court terme, les indicateurs techniques sous-jacents suggèrent que la reprise pourrait être fragile. L'action actuelle des prix forme un modèle de coin de compression qui a précédé des krachs boursiers significatifs à deux reprises auparavant, en octobre 2025 et janvier 2026. De plus, la moyenne mobile exponentielle à 50 jours continue de se négocier en dessous de la moyenne à 200 jours, ce qui est largement interprété comme un signal de tendance baissière persistante.
Le scepticisme est également évident sur le marché des produits dérivés. Sur l'échange Deribit, les options de vente, qui sont utilisées pour parier sur des baisses de prix, ont continué à se négocier avec une prime significative par rapport aux options d'achat. Cela suggère que les traders professionnels maintiennent des positions défensives, considérant le rallye comme un répit temporaire plutôt qu'un plancher structurel. L'incertitude a été amplifiée par un rapport contradictoire de l'agence de presse iranienne Fars, qui a nié que des pourparlers de désescalade aient eu lieu, laissant les investisseurs peser les récits contradictoires.