(P1) Le Bitcoin s'est maintenu au-dessus de 67 700 $ le 31 mars après des informations selon lesquelles le président Donald Trump serait prêt, en privé, à mettre fin à la guerre d'un mois avec l'Iran, provoquant une chute brutale des prix du pétrole. La crypto-monnaie a brièvement dépassé les 68 000 $ avant de se stabiliser, réagissant au premier signe significatif d'une désescalade potentielle du conflit.
(P2) "Les marchés ne considèrent pas la pause de Trump comme une étape vers la paix, mais comme un retard dans l'escalade", écrivait Mohammad Shahid chez BeInCrypto le 28 mars, reflétant le sentiment d'aversion au risque de la semaine précédente. Les nouvelles récentes semblent avoir modifié ce point de vue, apportant un soulagement aux actifs risqués.
(P3) Avant les signaux de désescalade, le Bitcoin avait montré des signes de faiblesse, s'échangeant près de 66 200 $ et chutant à un moment donné sous les 64 000 $ avec plus de 300 millions de dollars de liquidations, selon les données de Coinglass. Le marché au sens large était sous pression, le S&P 500 tombant à son plus bas niveau en six mois la semaine dernière alors que le pétrole Brent a augmenté de plus de 40 % depuis le début de la guerre, accentuant la pression inflationniste mondiale.
(P4) Le test clé pour le Bitcoin est de savoir si ce soulagement géopolitique peut surmonter les vents contraires macroéconomiques persistants. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a récemment souligné que la dette nationale américaine est sur une trajectoire "insoutenable", renforçant la thèse haussière à long terme du Bitcoin comme protection contre la dépréciation budgétaire, même s'il s'échange comme une action technologique à court terme.
Le marché avait intégré un conflit prolongé, qui entame son deuxième mois après le début des frappes conjointes américano-israéliennes le 28 février. Les tensions sont restées vives alors que l'Iran a mis en place un "régime de 'péage' de fait" dans le détroit d'Ormuz, un point de transit pétrolier critique, selon Lloyd’s List Intelligence.
Bien que le potentiel de paix ait apporté un coup de pouce à court terme, les investisseurs restent prudents. Les États-Unis avaient précédemment transmis une "liste d'actions" en 15 points à l'Iran via le Pakistan pour un éventuel accord de paix, tandis que l'Iran a répliqué avec sa propre proposition en cinq points. Jusqu'à ce qu'un accord formel soit conclu, le marché reste sensible aux gros titres en provenance de la région.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.